La Suisse romande s’apprête à vivre quatre jours intenses d’exercice de protection civile du 6 au 9 octobre. Un scénario fictif d’ampleur sans précédent mettra en jeu la capacité de réponse des autorités face à une catastrophe naturelle majeure.
Cet exercice, baptisé cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne (UCPM) et une première en Suisse, réunira environ 500 personnes incluant des civils et des militaires suisses, ainsi que des figurants.
Un scénario menaçant pour trois cantons
Le scénario fictif prévoit un séisme majeur qui provoque des gros dégâts dans les cantons de Genève, Fribourg et Vaud. Les autorités testeront leur coordination au-delà des frontières cantonales, une priorité majeure pour cette région densément peuplée où vivent environ 2 millions de personnes.
Cette mise en situation d’envergure permettra aux responsables de la protection civile de vérifier que les chaînes de commandement fonctionnent, que les ressources sont déployées efficacement et que les échanges d’informations entre institutions se font sans friction. Un tel exercice ne s’improvise pas : il demande des mois de préparation.
Une coopération transfrontalière renforcée
L’implication de partenaires européens souligne l’importance croissante de la coopération face aux risques naturels. Genève, porte d’entrée vers l’Europe, Fribourg, carrefour géographique stratégique, et Vaud, région agricole majeure, constituent ensemble une zone à haut enjeu. Un tremblement de terre d’ampleur réelle aurait des conséquences économiques et sociales catastrophiques pour toute la Suisse romande.
Le choix de cette région pour un exercice de cette nature n’est donc pas anodin : il reflète à la fois l’exposition aux risques sismiques et l’importance de démontrer la résilience des structures de crise romandes.